Les 50 ans de la doctrine

La doctrine Gérin-Lajoie – motrice par excellence de l’évolution du Québec sur la scène internationale


Ententes internationales

C’est le 12 avril 1965, que le vice-premier ministre de l’époque, Paul Gérin-Lajoie, prononce un discours historique devant le corps consulaire de Montréal. Ayant pour objectif d’inscrire l’État québécois dans l’espace international, il exprime :

« Dans tous les domaines qui sont complètement ou partiellement de sa compétence, le Québec entend désormais jouer un rôle direct, conforme à sa personnalité et à la mesure de ses droits. »

Les paroles issues de cette allocution allaient devenir les fondements de la doctrine Gérin-Lajoie que l’on reconnait souvent comme « le prolongement externe des compétences internes du Québec. »

« En 1965, lorsque j’ai prononcé mon discours, j’étais optimiste quant à la place à prendre par le Québec sur la scène internationale. Pendant ces cinquante dernières années, le Québec a été de plus en plus visible : tous les gouvernements québécois qui se sont succédé ont su approfondir cette dimension internationale et ils ont su saisir l’occasion qui s’offrait à eux pour faire rayonner notre province à l’étranger. » Citation tirée de l’allocution du 27 mars 2015

Ententes en 2014

La thèse juridique : une personnalité internationale pour le Québec

Le principal élément énoncé par M. Gérin-Lajoie résidait dans l’affirmation et l’expression de la capacité juridique du Québec d’exercer au plan international ses compétences.

La loi constitutionnelle de 1867, qui pose les bases des compétences des provinces dans certains domaines ciblés, demeure discrète en matière de relations internationales.

De facto, c’est le gouvernement fédéral qui a compétence pour conclure tout traité international engageant le Canada. En droit international, la mise en œuvre d’un traité constitue toutefois une étape distincte de sa conclusion. Pour faciliter l’application du traité, il est donc d’usage que l’ordre de gouvernement responsable de mettre en œuvre le traité soit également celui qui le négocie.

Le Québec dispose ainsi d’une capacité exclusive à mettre en œuvre certains engagements internationaux, ce qui a permis une extension des compétences provinciales. Le Québec peut aujourd’hui jouer un rôle actif sur la scène internationale, notamment par la conclusion d’ententes avec d’autres gouvernements dans les matières relevant de ses compétences.


Marché du carbone avec la Californie

La thèse politique : la nécessité d’établir des rapports avec l’étranger

Au-delà de son expression juridique, la doctrine mise également sur la responsabilité de l’État québécois de prendre en compte les rapports avec l’étranger dans la formulation et la conduite de ses politiques. Le Québec doit non seulement établir des rapports avec les gouvernements étrangers, mais également s’engager activement auprès d’organisations internationales.

Le Québec a le privilège de bénéficier d’une personnalité internationale à part entière. Il a donc le devoir d’en réaliser le plein potentiel.


Présence du Québec à l'UNESCO depuis 2006

« C’est alors qu’est née la doctrine Gérin-Lajoie : du rêve et de la détermination de développer la place du Québec sur la scène internationale. »


Michaëlle Jean élue Secrétaire générale de l'OIF

Dernière mise à jour : 2016-05-25 12:12:12