Relations politiques

Relations politiques et institutionnelles

Sur le territoire de la Belgique, le Québec entretient ses liens les plus importants avec des entités fédérées comme la Wallonie, la Flandre ou la Région de Bruxelles-Capitale. Toutefois, les relations entre le Québec et la Belgique fédérale se sont toutefois accentuées depuis 2005.

La Belgique présente un intérêt indéniable pour le Québec, et ce, particulièrement en raison de ses liens privilégiés avec les entités francophone et flamande.

40 ans de relations dans le Benelux

En 2012, le Québec soulignait le quarantième anniversaire de sa présence en sol belge. En effet, c’est le 26 septembre 1972 que la Délégation générale du Québec à Bruxelles (DGQB) a vu le jour.

Au cours de ces quatre décennies, de nombreuses réalisations ont contribué à jeter des ponts au delà de l’Atlantique entre élus, gens d’affaires, experts-chercheurs et artistes. Des retombées positives sur l’économie, la culture, l’éducation, la science, la gouvernance des États en ont découlé et continuent de s’intensifier.

Outre sa position stratégique, le choix de Bruxelles s’explique à la fois par les liens naturels que le Québec entretenait déjà avec la partie francophone de la Belgique et du fait qu’on y trouve les principales institutions de l’Union européenne.

Le mandat de la DGQB dépassera rapidement les frontières belges pour s’ouvrir au Grand-Duché de Luxembourg, aux Pays-Bas et aux institutions européennes.

Années 1980 : les fondements

La seconde décennie de présence québécoise à Bruxelles verra la naissance de plusieurs ententes de coopération. Ainsi, dès 1980 un comité permanent Wallonie-Québec est constitué afin de mettre en œuvre une coopération industrielle, scientifique et technologique. Davantage institutionnelle et politique, une entente de coopération entre le Québec et la Wallonie est officialisée en 1989. La même année, le Québec signe, cette fois avec la Communauté française de Belgique (CFB), une entente de coopération en matière linguistique.

En 1984 est créé un outil permanent de coopération au profit de la jeunesse : l’Agence Québec Wallonie Bruxelles pour la jeunesse. Désormais connu sous l’appellation Office Québec Wallonie Bruxelles pour la jeunesse (OQWBJ), cet organisme permet aujourd’hui à près de 600 jeunes Québécois d’effectuer des stages dans ce coin du globe. Cette même année, le prix Rapsat-Lelièvre voit le jour pour récompenser des artistes de la chanson et stimuler la production et la diffusion de disques francophones.

En 1986, la Flandre et le Québec signent une entente scientifique en matière de biotechnologie et de technologies de l’information. Trois ans plus tard, les relations bilatérales sont inscrites dans le cadre d’une entente générale de coopération qui couvre le domaine économique.

Années 1990: l’expansion

Les relations du Québec avec ses partenaires du Benelux continuent de se développer.

En 1999, le Québec et les entités francophones de Belgique (la Région wallonne et la Communauté française) optent pour dynamiser leur coopération en signant un nouvel accord et en y associant un autre partenaire : la Commission communautaire française de la Région de Bruxelles-Capitale (COCOF).

Depuis 2000: la consolidation

Dès 2001, le Québec et les Pays-Bas signent une entente de réciprocité en matière de sécurité sociale. Un accord similaire voit le jour avec la Belgique en 2010, lequel permet aux citoyens de conserver leur protection lors de séjours de travail ou d’études et de cumuler les années de service pour leur pension. Entrée en vigueur en octobre 2010, une autre entente conclue avec la Belgique concerne cette fois l’échange de permis de conduire.

Les relations avec la Flandre sont renforcées, à l’été 2001, avec la signature par le ministre-président flamand et le premier ministre du Québec d’une Déclaration commune par laquelle les domaines culturel, économique, scientifique et technologique sont retenus comme principaux moteurs de coopération. L’année suivante, le Gouvernement du Québec et la Région de Bruxelles-Capitale concluent un accord de coopération.

L’année suivante, le Gouvernement du Québec et la Région de Bruxelles-Capitale concluent un accord de coopération. Il sera suivi en 2006 par une entente portant plus précisément sur la mise en place d'un programme conjoint de coopération industrielle et technologique.

Avec le Grand-Duché de Luxembourg, les relations politiques sont officialisées par une entente de coopération dans le domaine de l’éducation et de la formation, signée en 2002, ainsi que par une entente institutionnelle de collaboration internationale pour renforcer la sécurité de l’information.

Dès 2007, la DGQB joue un rôle de premier plan dans la promotion du projet de partenariat économique entre le Canada et l’Union européenne en y sensibilisant les milieux politiques et le monde des affaires. Les négociations de l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne (AECG) sont lancées en 2009.

2012 et au-delà : perspectives

Le Québec entend poursuivre la coopération étroite qu’il a établie avec ses différents partenaires dans les domaines économique, culturel et institutionnel.

Les prochaines années, également cruciales pour les relations avec l’Union européenne, comprendront quelques moments qui promettent d’être marquants : la conclusion et l’entrée en vigueur de l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne ainsi que la mise en œuvre du Plan Nord.

Dernière mise à jour : 2016-09-12 15:41:35