Secteurs de collaboration

La coopération franco-québécoise est la manifestation concrète de riches affinités. À l’époque de la Révolution tranquille, cette coopération portait sur les secteurs de l’éducation et de la culture et a grandement contribué à la modernisation de la société québécoise. Aujourd’hui, la coopération franco-québécoise permet aux gouvernements de promouvoir leurs propres intérêts, tout en tenant compte de ceux de leur vis-à-vis. Elle s’est adaptée à l’évolution des deux sociétés ainsi qu’aux besoins des citoyens et s’est étendue à plusieurs autres secteurs d’activité.

Enseignement supérieur et recherche

La première entente internationale du Québec, signée en 1965, visait à favoriser les échanges de professeurs et de chercheurs universitaires, le perfectionnement des enseignants, l’élaboration de programmes scolaires ainsi qu’une plus grande mobilité des étudiants. Par la suite, de nombreuses ententes et initiatives ont permis de soutenir la coopération universitaire :

  • la mise en place du Centre de coopération interuniversitaire franco-québécoise (1984-2008);
  • la création du Conseil franco-québécois de coopération universitaire (2008);
  • l’Entente entre le Gouvernement du Québec et le Gouvernement de la République française en matière de mobilité étudiante au niveau universitaire (2015).

De plus, de nombreuses ententes bilatérales entre collèges et universités (notamment entre laboratoires et centres de recherche) ont été signées, et des milliers d’étudiants québécois et français ont traversé l’Atlantique, reprenant l’initiative des échanges qui outrepassent largement aujourd’hui le cadre de la Commission permanente de coopération franco-québécoise (CPCFQ).

Au sein du dispositif institutionnel de la coopération universitaire, trois accords centraux ont contribué à la mobilité étudiante franco-québécoise.

  • Le Bureau de coopération interuniversitaire
    Le Bureau de coopération interuniversitaire (connu sous le nom de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec [CREPUQ] jusqu’en 2014) gère un programme d’échanges qui a pour but d’encourager et de faciliter les échanges d’étudiants québécois et français issus des établissements universitaires. Ce programme permet aux étudiants inscrits à temps plein de passer un semestre ou une année dans un établissement dans l’autre pays, tout en bénéficiant d’un certain nombre d’avantages.
  • L’Accord-cadre franco-québécois sur la reconnaissance des diplômes et la validation des études
    Cet accord date de 1996 et favorise les échanges d’étudiants entre le Québec et la France, en fixant les modalités de reconnaissance réciproque des diplômes et de validation des études. La reconnaissance mutuelle des diplômes contribue de manière déterminante à l’augmentation du flux des échanges d’étudiants.
  • La Convention-cadre sur les cotutelles de thèses entre les établissements d’enseignement supérieur québécois et français
    Mise en place en 1996, cette convention vise à favoriser la mobilité des étudiants au doctorat en fixant les modalités pour la réalisation de cotutelle de thèses entre établissements d’enseignement supérieur québécois et français. Plus précisément, elle permet à un doctorant d’être supervisé par deux directeurs de thèse, l’un au Québec et l’autre en France, et de recevoir un diplôme de doctorat de chacun des deux pays, après une soutenance unique.
    Voir : Document explicatif

Dans le cadre de la CPCFQ, les divers appels à projets et à candidatures dans le secteur de la coopération universitaire et scientifique sont les suivants.

  • Le nouveau Programme Samuel-De Champlain a pour objectif de contribuer à l’excellence de la coopération universitaire et scientifique franco-québécoise, à son développement et à sa diffusion. Il soutient l’établissement de partenariats stratégiques en matière d’enseignement et de recherche entre le Québec et la France. Il soutient la mobilité internationale de chercheurs et d’étudiants participant à des projets collaboratifs franco-québécois. Ce programme est sous la responsabilité du Conseil franco-québécois de coopération universitaire (CFQCU).
    Voir : CFQCU
  • Le Programme Frontenac offre des bourses de mobilité aux étudiants universitaires québécois de 2e cycle inscrits dans un programme bidiplomant franco-québécois. Ce programme est administré par le Fonds de recherche du Québec — Nature et technologie (FRQNT).
    Voir : Programme Frontenac
  • Les Prix de thèse en cotutelle récompensent les meilleures thèses produites dans le cadre d’une convention de cotutelle franco-québécoise. En collaboration avec l’Acfas, l’Association francophone pour le savoir, ces prix de 1 500 $ CA chacun sont remis, chaque année, à un étudiant québécois et à un étudiant français.
    Voir : Prix de thèse en cotutelle
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Jeunesse

La mobilité de la jeunesse est une des priorités des gouvernements français et québécois. C’est en 1968 que les deux gouvernements ont signé une entente créant un organisme chargé exclusivement de ce dessein : l’Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ).

Depuis 50 ans, l’OFQJ, organisation paragouvernementale binationale, est venu en aide, de part et d’autre de l’Atlantique, à plus de 150 000 jeunes adultes âgés de 18 à 35 ans.

Pour plus d’information sur les programmes de l’OFQJ,
voir http://www.ofqj.org/.

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Culture

Depuis la signature, en 1965, de la première entente dans le domaine de la coopération culturelle, la culture est au cœur de la relation franco-québécoise. Aujourd’hui encore, le domaine culturel est l’un des secteurs les plus féconds et les plus dynamiques de la coopération franco-québécoise. Du patrimoine aux arts numériques, en passant par la littérature, les arts visuels, les arts de la scène, la chanson, la musique ou le cinéma, les collaborations entre créateurs, organismes et entreprises ne cessent de se développer.

La relation franco-québécoise en matière de culture s’exprime de manière très visible, notamment par les prestations culturelles québécoises sur le territoire français. En effet, les artistes et les auteurs québécois sont nombreux à se démarquer auprès du grand public français. Au-delà des nombreuses activités de diffusion, le talent des créateurs québécois est mis à contribution dans de nombreuses coproductions et cocréations franco-québécoises et est souvent mis à l’honneur lors de festivals et d’événements culturels d’envergure. On trouve également en France le plus important fonds documentaire québécois à l’étranger, la bibliothèque Gaston-Miron, ouverte au public depuis 1964.

Depuis quelques années, une collaboration accrue s’est amorcée entre le Québec et la France, notamment dans les domaines de la culture et du développement durable. Elle permet l’accomplissement d’une réflexion commune sur des stratégies visant une plus grande reconnaissance et une concrétisation du lien entre la culture et le développement durable. De même, les échanges d’expertises entre le Québec et la France se sont accentués dans d’autres secteurs, comme en témoigne la création d’un groupe de travail entre les ministères de la Culture des deux territoires. Celui-ci a pour objectif de traiter de différents thèmes d’intérêt commun, dont le numérique et les liens entre la culture et l’éducation, par exemple.

Outre sa contribution aux relations bilatérales, la coopération franco-québécoise s’est révélée un axe moteur pour la promotion de la diversité culturelle sur le plan multilatéral. En effet, les travaux du Groupe franco-québécois sur la diversité culturelle, créé en 1998, ont grandement contribué à l’élaboration de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de l’UNESCO. Cette convention, adoptée en 2005, consacre le droit des États et des gouvernements à maintenir, à développer et à mettre en œuvre des politiques de soutien à la culture. La France demeure une alliée du Québec dans la mise en œuvre de la Convention à l’UNESCO.

La promotion et la diffusion de la culture québécoise en France sont soutenues principalement par le ministère de la Culture et des Communications (MCC), la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) et le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), par l’intermédiaire de divers programmes de financement à l’intention des artistes, des organismes ou des entreprises. De plus, la DGQP offre un soutien à la promotion lors de la venue d’artistes québécois en France, en plus de favoriser les liens entre intervenants français et québécois du secteur culturel.

Les actions du ministère des Relations internationales et de la Francophonie complètent ce soutien en adoptant périodiquement une riche programmation culturelle dans le cadre de la Commission permanente de coopération franco québécoise (CPCFQ).

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Environnement et développement durable

Le Québec et la France partagent plusieurs préoccupations en matière de développement durable et d’environnement. Les enjeux nationaux et internationaux interpellent les deux gouvernements qui se sont tous deux ouvertement engagés à lutter contre les changements climatiques et à développer des stratégies pour promouvoir des actions de développement durable.

La coopération franco-québécoise dans le secteur du développement durable et de l’environnement permet de soutenir des projets portant sur divers thèmes, tels que :

  • la protection de la biodiversité;
  • les politiques publiques en matière de développement;
  • la lutte et l’adaptation aux changements climatiques;
  • les instruments économiques de l’environnement;
  • les technologies vertes liées aux matières résiduelles;
  • la gestion intégrée des eaux par bassins hydrographiques et zones côtières.

Le Québec et la France ont également à cœur de renforcer leur coopération en matière d’électrification des transports et de développement nordique durable ainsi que dans le secteur maritime. Les premiers ministres du Québec et de la France ont d’ailleurs signé en 2016 une entente sur la coopération dans le domaine maritime qui consigne la création de l’Institut France-Québec pour la coopération scientifique en appui au secteur maritime.

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Santé

Le Québec et la France partagent des intérêts en matière de santé. Plusieurs enjeux interpellent les deux gouvernements tant sur des aspects qui touchent la vie quotidienne de leur population, tels le vieillissement et la perte d’autonomie, que sur la régionalisation du système de santé ainsi qu’en matière de nouvelles technologies en santé.

La coopération franco-québécoise dans le secteur de la santé permet de soutenir des projets qui visent à améliorer les pratiques et les services offerts notamment sur les thèmes suivant :

  • dépendances et toxicomanies;
  • questions liées au handicap;
  • maladies orphelines et médicaments rares;
  • problématique du poids et des habitudes de vie;
  • télémédecine.

Créé en 2001, l’Observatoire franco-québécois de la santé et de la solidarité permet d’outiller les politiques publiques et d’orienter les projets de coopération.

Voir : L’Observatoire franco-québécois de la santé et de la solidarité

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Économie

Ce qui caractérise le plus la relation économique entre le Québec et la France est l’importance des investissements étrangers. On compte plus de 300 filiales d’entreprises françaises établies au Québec. De plus, au cours des dernières années, la France s’est classée du 4e au 6e rang des principaux partenaires commerciaux du Québec sur le plan mondial.

La coopération économique inclut de nombreux projets de partenariat entre les créneaux d’excellence québécois et les pôles de compétitivité français. Ces projets sont soutenus dans le cadre du Fonds franco-québécois pour la coopération décentralisée. La coopération économique est également soutenue par les activités du Cercle des dirigeants d’entreprises franco-québécois (CDEFQ), un lieu privilégié de rencontres pour les dirigeants d’entreprises québécoises en France et les dirigeants d’entreprises françaises qui évoluent sur le marché québécois.

Le programme Industriel France-Québec résulte d’une entente franco-québécoise de coopération industrielle administrée conjointement par le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation (MESI) pour le Québec et Business France pour la France. Il vise à favoriser la négociation et la conclusion d’accords de partenariat entre petites et moyennes entreprises françaises et québécoises.

Site d’intérêt :

Cercle des dirigeants d’entreprises franco-québécois

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Tourisme

Chaque année, le Québec accueille plus de 350 000 touristes français. Les Français sont les Européens les plus nombreux à visiter les diverses régions touristiques du Québec, même les plus éloignées. Ils y dépensent plus que leurs homologues européens et y séjournent en moyenne plus longtemps.

Pour obtenir le portrait de la clientèle française dans les lieux d’accueil et de renseignements touristiques du Québec de 2013 à 2015, consulter la publication suivante : Les touristes français au Québec - Profil, lieux visités, attraits préférés.

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Immigration

En matière d’immigration, les Français sont parmi les plus nombreux à s’être installés au Québec : en quatre décennies, plus de 100 000 Français s’y sont établis, contribuant ainsi à la préservation de la spécificité linguistique du Québec et à son essor démographique et économique.

Les efforts de promotion du Québec comme terre d’accueil ont été intensifiés en France au cours des dernières années et ont eu des retombées importantes. Ainsi, de 2005 à 2014, le Québec a accueilli plus de 38 000 Français.

Présence en 2016 des immigrants admis au Québec de 2005 à 2014

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Mobilité professionnelle

Deux ententes sont en vigueur en matière de mobilité professionnelle avec la France. En octobre 2008, l’Entente en matière de reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles a été signée par le premier ministre du Québec et le président de la République française. Par cette entente, la France et le Québec ont notamment convenu d’une procédure commune de reconnaissance des qualifications professionnelles visant à faciliter et à accélérer l’obtention d’une aptitude légale d’exercer une profession ou un métier réglementé sur l’un et l’autre territoire.

En novembre 2010, une autre entente a été signée afin de créer un espace de mobilité professionnelle entre le Québec et la France. Cette entente relative à la mobilité professionnelle et à l’intégration des immigrants a pour objet la facilitation des formalités relatives à l’entrée et au séjour sur le territoire et les mesures d’accès à l’emploi et d’intégration au marché du travail.

Source : MICC

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Dernière mise à jour : 2018-03-06 14:03:35