L'action du Québec au sein de regroupements internationaux d'États fédérés et de régions

La mobilisation de nouveaux acteurs de la gouvernance mondiale

Le Québec participe à une dizaine de regroupements internationaux d'États fédérés et de régions de diverses natures : regroupements européens, nord-américains et mondiaux, regroupements de coopération thématiques (comme les changements climatiques) ou généraux.

Les États fédérés et régions, en raison de leurs compétences internes, ont un rôle fondamental à jouer dans la mise en oeuvre de décisions prises au niveau international, mais également dans leur élaboration, en raison de la fine connaissance de leur territoire et de leur société civile. Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) estime, par exemple, que les décisions prises par les autorités régionales et locales peuvent influer sur 50 % à 80 % des émissions de gaz à effet de serre.

La prise de conscience, notamment par les organisations internationales, du rôle clé joué par les États fédérés et les régions dans la mise en oeuvre des accords internationaux, s'est accompagnée de l'engagement croissant de ces derniers dans la recherche et la mise au point de solutions à diverses problématiques internationales. L'Union européenne donne ainsi aux régions une place de plus en plus grande dans la mise en oeuvre et l'élaboration des politiques européennes. Une action qui se dynamise au sein du Comité des Régions de l'Union européenne et autour de forums politiques communs à l'instar de la Conférence des Régions à pouvoir législatif et de où le Québec siège d'ailleurs comme observateur.

Des regroupements régionaux...

Le Québec participe activement à plusieurs initiatives régionales regroupant des États fédérés américains dont les priorités sont la diversification des approvisionnements énergétiques, la protection de l’environnement, la lutte aux changements climatiques et la gestion de l’eau : la Conférence des gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et des premiers ministres de l’Est du Canada (CGNA-PMEC), le Conseil des gouverneurs des Grands Lacs, la Commission des Grands lacs, Western Climate Initiative et le Climate Registry. Le Québec est également membre de forums économiques multilatéraux auxquels participent des entreprises dont les principaux objectifs sont d’accroître les échanges commerciaux et de stimuler la coopération sur les plans technologique et scientifique. Parmi les plus importants, on retrouve l’Alliance des États du sud-est des États-Unis et des provinces canadiennes (SEUS-CP).

... aux regroupements internationaux

Les regroupements d'États fédérés tendent par ailleurs à s'élever au-delà des considérations strictement géographiques et à se rassembler sur la base d'autres affinités. Le Québec a ainsi rejoint plusieurs regroupements lui permettant de faire valoir sa voix, ainsi que celle des États fédérés et des régions, dans les grandes conférences internationales portant sur l'environnement et la lutte aux changements climatiques. On pense ici à l'Alliance des États fédérés et des régions du Climate Group et à nrg4SD (en anglais) (réseau de Gouvernements Régionaux pour un Développement Durable), dont le Québec est le premier membre nord-américain.

D'autres regroupements ont un mandat de coopération plus spécifique : au sein du Northern Forum, le Québec et d'autres gouvernements de régions nordiques échangent informations et expertises sur les problématiques propres au développement social et économique en contexte boréal ou arctique.

Certains regroupements poursuivent un objectif de coopération générale. C'est par exemple le cas de la Conférence des chefs de gouvernement des Régions partenaires, dont le Québec est cofondateur, avec la Bavière.

Dernière mise à jour : 2016-07-13 11:29:38