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27 oct. 2011

France-Québec : sauver des vies sur les routes ensemble

La sécurité routière est un sujet qui va bien au-delà des frontières. Les responsables publics ont, en France comme au Québec, une volonté commune : tout mettre en œuvre pour sauver et protéger des vies sur les routes. Depuis plusieurs années, des efforts considérables ont été menés de part et d’autre de l’Atlantique. Certaines de ces initiatives s’inscrivent directement dans la coopération franco-québécoise.

Les efforts déployés par la France ont contribué à diviser par deux le nombre de victimes sur les routes françaises. De 8000 en 2002, le nombre de morts sur les routes françaises est passé à moins de 4000 morts en 2010. La France a par ailleurs fixé l’objectif ambitieux de moins de 3 000 morts en 2012.

Côté québécois, les campagnes de sensibilisation ont également contribué à réduire le nombre de victimes mortelles dans des accidents de la circulation. En 2007, 608 décès ont été dénombrés sur les routes québécoises. Un chiffre qui représente une diminution de 15,7 % comparativement au bilan de l'année précédente. Le gouvernement du Québec projette de réduire le nombre de décès sur les routes de 30 % d'ici 2012.

Ces bons résultats sont le fruit notamment d’une coopération étroite entre la France et le Québec. Un projet de coopération en sécurité routière a en effet été mis sur pied à l’initiative du ministère des Transports du Québec dès le milieu des années 2000.

Il réunit tous les partenaires en sécurité routière du Québec :

• la Sûreté du Québec
• le Service de police de la Ville de Montréal
• la Société de l’assurance automobile du Québec

Ainsi que leurs homologues français :

• Ministère de l’Intérieur
• Ministère de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement
• l’IFSTTAR
• le CERTU

En 2008, deux accords de coopération dans le domaine des transports et de la sécurité routière ont été conclus dans le but d’innover et de mettre l’accent sur la prévention.

Les partenaires de ce projet se retrouvent au sein de divers événements en France et au Québec. En 2009 et 2010, ils sont intervenus dans deux colloques internationaux réunissant près de 200 spécialistes en sécurité routière à l’occasion des Entretiens du Centre Jacques Cartier. Les thèmes abordés étaient « La ville en toute sécurité » et « Les Journées francophones de sécurité routière ».

Les échanges entre la France et le Québec ont permis d’identifier les facteurs de résistance aux changements de comportements. En croisant les regards et en s’inspirant de leurs bonnes pratiques respectives, la France et le Québec ont pu tirer le meilleur et créer des campagnes de sensibilisation plus efficaces.

Les résultats spectaculaires réalisés en France avec l’instauration du dispositif contrôle-sanction automatisé ont convaincu le Québec de mettre en place un projet pilote d’implantation de radars photographiques et de caméras aux feux rouges. De leur côté, les Français prennent en exemple le nom du Code de la sécurité routière québécois et souhaitent éventuellement s’inspirer de ce titre pour l’actuel Code de la route français.

Cette coopération, rendue possible grâce au soutien apporté par la Commission permanente de coopération franco-québécoise (CPCFQ), a démontré combien il est efficace de s’inspirer de ce qui se fait ailleurs. Les résultats des travaux menés conjointement en France et au Québec ont contribué à une meilleure gouvernance de la sécurité routière au Québec et en France. Ils ont, de ce fait, eu un impact sur le bilan routier et permis de sauver des vies. Désormais, la France et le Québec projettent de travailler ensemble à la réalisation de campagnes de sensibilisation conjointes qui trouveront écho auprès des conducteurs français et québécois.

La CPCFQ est le principal instrument de coordination des échanges entre les gouvernements du Québec et de France. Cette commission est chargée de mettre en œuvre une programmation biennale d’activités de coopération dans une foule de domaines, dont la recherche et de l’innovation, la culture, l’éducation et le développement durable.

Opération Nez rouge fait des petits

Depuis sa création au Québec en 1984, l'Opération Nez rouge a permis 1 579 614 raccompagnements à travers tout le Canada. Son principal volet est un service de chauffeur privé gratuit et bénévole offert pendant la période des Fêtes à tout automobiliste qui a consommé de l'alcool ou qui ne se sent pas en état de conduire son véhicule. S’inspirant du Québec, la France a suivi l’exemple en implantant en 1991 l’Opération nez rouge dans l’Hexagone.

Plus récemment, la France a mis sur pied la campagne « Pas de bonnes soirées sans Sam », tournée vers les jeunes. Chaque semaine, 17 jeunes âgés de 18 à 24 ans perdent la vie sur les routes de France. Les accidents avec alcool ont occasionné 37,6% des décès et 19,2% des blessés hospitalisés chez les jeunes de 18 à 24 ans.

« Sam : c'est celui qui ne boit pas et qui conduit ». La Sécurité routière propose aux jeunes de désigner une personne qui ne boira pas et pourra les reconduire en toute sécurité chez eux. 72 % des jeunes déclarent s'organiser pour désigner un conducteur sobre. Une pratique plus fréquente en province (63 %) qu'à Paris (41 %). Un message qui passe mais qu'il convient de renouveler. A la fois pour toucher ceux qui ne connaissent pas encore Sam et ne pas faire faiblir les vocations : en 2009, ils sont 71 % à avoir envie d'être Sam, alors qu'en 2008 ils étaient 80 %.


Ministère des Transports du Québec
La coopération franco-québécoise

Sam, le conducteur désigné
Sécurité routière – gouvernement français
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