Japon

Troisième économie au monde avec une population de près de 127 millions de personnes comptant sur un pouvoir d’achat parmi les plus élevés de la planète et pays membre du G7, le Japon constitue l’un des principaux points d’ancrage de la présence du Québec en Asie.

Les relations du Québec avec le Japon reposent sur des liens d’amitié et de confiance de longue date et s’appuient sur une vision et des valeurs communes. Elles visent la croissance des échanges économiques, le renforcement des relations politiques, la diffusion de la culture et le développement de collaborations liées à l’innovation.

Le gouvernement du Québec a pignon sur rue au Japon, à Tokyo. La Délégation générale du Québec à Tokyo (DGQT) est la seule représentation du Québec en Asie qui possède ce statut.

Le Japon est bien implanté au Québec avec son consulat général à Montréal consolidant ainsi les relations cordiales Québec-Japon. Les villes d’Hiroshima et de Montréal sont jumelées depuis 1998.

Secteurs de collaboration

Le Japon est le second marché d’exportation du Québec en Asie (après la Chine) et le sixième à l’échelle mondiale. Le secteur bioalimentaire constitue d’année en année près de 40 % des exportations québécoises. L’aérospatiale est un autre secteur qui y connaît du succès. En effet, les produits de technologie de pointe représentent près de 30 % des exportations du Québec au Japon.

Pour en savoir plus sur l’économie japonaise et les relations commerciales Québec-Japon, consultez la Note sur le commerce du Japon

Exemples récents d’ententes commerciales :

  • avril 2018 – SoftBank investit 100 M$ dans Nemaska Lithium;
  • août 2017 – Air Canada annonce qu’elle offrira une liaison sans escale entre Montréal et Tokyo;
  • mai 2016 – CyberConnect2 annonce l’ouverture d’une succursale à Montréal dans le domaine des jeux vidéo;
  • février 2016 – Bridgestone investit 312 M$ dans son usine de Joliette au Québec.

Coopération bilatérale Québec-Kyoto

La DGQT entretient des relations avec certaines préfectures japonaises, dont celle de Kyoto avec laquelle le Québec a un accord d’amitié et de collaboration. Cet accord établit un cadre de coopération visant à soutenir la réalisation d’activités et de projets concrets issus de domaines variés tels que l’économie, l’environnement, l’éducation, la jeunesse, la culture et les arts. Un groupe de travail mixte Québec-Kyoto est chargé de l’évaluation des projets soumis au terme d’appels à projets publics.

Recherche, innovation et développement du savoir

Parmi les secteurs les plus porteurs du Québec au Japon, on trouve les technologies de l’information et des communications, la construction verte, le multimédia, les jeux vidéo, l’aéronautique, l’intelligence artificielle et les sciences de la vie.

Les universités québécoises sont actives sur la scène japonaise. On compte quelque 35 ententes signées entre des universités japonaises et québécoises. L’Université de Montréal et l’Université Laval se démarquent à cet égard avec chacune une douzaine d’ententes bilatérales en vigueur visant l’échange d’étudiants ou de professeurs.

Culture

Perçu comme l’un des principaux pôles culturels mondiaux, le Japon constitue un marché d’intérêt pour plusieurs artistes québécois. Nombre d’entre eux y ont connu un succès notable, plus particulièrement dans les arts de la scène. Citons, entre autres, le succès phénoménal du Cirque du Soleil qui, au cours des 20 dernières années, a fait la joie de plus de 10 millions de spectateurs japonais.

Si tant d’artistes québécois tirent avantage des liens développés par la DGQT avec un large réseau de représentants culturels japonais, c’est que ces liens permettent une forte participation de producteurs et de diffuseurs japonais à différents événements d’envergure au Québec tels que le Festival TransAmériques, Montréal Complètement Cirque, le festival Les Coups de Théâtre ou encore CINARS (Conférence internationale des arts de la scène).

Afin de maximiser les contacts avec le milieu artistique japonais, le gouvernement du Québec est partenaire avec le Musée d’art contemporain de Tokyo, qui dirige la résidence pour artistes Tokyo Wonder Site. Ce partenariat, basé sur le principe de réciprocité, permet à des artistes québécois d’être hébergés au cœur de la capitale nippone et leur offre des possibilités d’échange et de collaboration avec des créateurs japonais et leurs réseaux professionnels.

Langue française

Les études québécoises sont bien présentes au Japon et plusieurs activités en témoignent :

  • l’offre d’un cours de premier cycle portant sur le Québec, proposé une fois par année à l’Université Hosei de Tokyo;
  • le centre de documentation sur le Québec à l’Université Meiji compte une collection de plus de 2 000 livres;
  • un cours sur le Québec offert par l’Université Konan de Kobe;
  • l’Association japonaise des études québécoises regroupe une centaine de professeurs et publie chaque année une revue japonaise d’études québécoises. Elle organise aussi un congrès annuel auquel participent des conférenciers québécois de milieux variés.

Le Québec est représenté au sein du Conseil pour la promotion de la Francophonie au Japon, une organisation regroupant plus d’une vingtaine d’ambassadeurs de pays membres de l’Organisation internationale de la Francophonie en plus d’une quinzaine d’associations francophones au Japon. Le Conseil a pour but de promouvoir l’image plurielle de la francophonie au Japon et de valoriser l’usage du français par plusieurs activités, dont la célébration de la Journée internationale de la Francophonie.

Dernière mise à jour : 2020-09-23 10:39:16